05.01.2007
2007, l'année ciné
J'aime bien saliver en début d'année en pensant aux films à venir. Bon ok, tout n'est pas rose. Je pense au remake de "my sassy girl" avec Elisha Cuthbert (!!!) qui est en cours de tournage et qui va probablement massacrer l'un de mes films préférés of all time.
Au menu donc, "les lettres d'iwo jima" de Clint Eastwood (21 Février) m'intriguent. Une bataille americano-japonaise vue du camp japonais, filmée par un légende vivante américaine, qu'est ce que cela peut donner ?
Au rayon blockbusters, j'attend impatiemment Spiderman 3 (2 Mai) et Shrek 3 (13 Juin). Et puis pourquoi pas donner sa chance à un autre 3è volet, Ocean's thirteen (20 Juin) avec...Celine Dion (oui vous avez bien lu) ? Enfin Die Hard 4 (4Juillet) marquera-t-il la déchéance d'une saga renommée ? 28 Semaines plus tard (20 Juin) sera-t-il aussi flippant que "28 jours plus tard" ? Les simpsons (25 Juillet) arriveront-ils à s'adapter au grand écran ? Joss Whedon arrivera-t-il à faire quelque chose du kitchissime Wonder Woman ?
Je suis aussi très curieux de connaître l'adaptation de Charlotte's web (7 Février) et impatient de voir ce que va donner celle d'Ensemble c'est tout (21 Mars) avec Audrey Tautou (Claude Berri me fait peur !).
Mon imagination s'emballe au sujet des Enfants invisibles (Février), ensemble de courts avec les plus grands réalisateurs (John Woo, Ridley Scott).
Tiens, et à propos de cinéma asiatique. Je ne suis guère emballé par Election 2 (le premier était déjà soporifique) (et pourtant j'aime Johnnie To). Zhang Yimou sortira le 14 Mars sa Malédiction des fleurs dorées, forcément très alléchante (Gong Li, Chow Yun Fat). La réputation d'Exilé (La suite officieuse de The Mission) fait qu'il sera très dur d'attendre jusqu'au 4 Avril. My Blueberry nights (Septembre) sera l'occasion pour Wong Kar-Wai de réunir Norah Jones, Jude Law, Natalie Portman (!). Le plus grand film de l'année sera peut-être encore une fois un Park Chan Wook: I'm a cyborg but that's ok (avec la ravissante Lim Soo Jung en plus !). A moins que John Woo ne retrouve de sa superbe avec The battle of the red cliff.
J'attends aussi impatiemment le nouveau film avec Evan Rachel Wood, Across the universe (18 Avril), une comédie musicale sur les années 60 et dont les premières critiques sont élogieuses. Mais avant elle apparaîtra dans Running with cissors le 21 Mars, adaptation pas très réussie du bouquin de Burrows.
Bref, une année prometteuse !
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24.05.2006
Cannes 2006 - à la recherche d'un hôte
Pour une fois, j'attendais le festival de Cannes avec impatience. Deux raisons à cela : d'une part, un outil maîtrisé permettant des compte-rendus rapides (le blog), et d'autre part, la présence d'un certain nombre de films en avant-première.
Hélas, j'ai beau cherché le web, je n'y trouve que kyrielle de photos de stars aux reflets effrayants. Des zombies absorbant des doses massives de produits illégaux lors de leurs after-party. Non mais, dites, il est où le rêve, là ? Pire encore, la mode est de raconter les soirées - si possibles les plus scabreuses possibles. Mais rassurez-vous, on vous censure leurs noms.
A côté de ça, vous avez bien quelques "journalistes" qui timidement osent leurs critiques sur quelques films très attendus. Mais rien, toujours rien sur The Host, The unforgiven projetés il ya quelques jours... Apparemment, chacun regarde les mêmes films que le voisin. Elle est belle la diversité du cinéphile-fétard.
Edition de mon billet. il aura donc fallu attendre encore quelques jours de plus pour voir apparaître les premières critiques alors que la quasi-totalité des journalistes boudent ( Forcément, pas de stars connues, pas de provoc, c'est pas vendeur) Ben voilà, c'est confirmé. Je me permets de citer :
"Le film de Cannes 2006, on le dit, on le clame, c'est The Host, le troisième long métrage de Bong Joon-ho après Memories of murder et Barking dogs never bite. Présenté par la Quinzaine des Réalisateurs hier soir (dimanche) à minuit dans une salle investie pour moitié par les Coréens de Cannes, The Host était attendu comme le messie, car Bong Joon-ho, c'est une combinaison miraculeuse : jeune (37 ans), populaire (Memories of murder avait cartonné en Corée) et cinéaste de haute volée, au culot invraisemblable. The Host fera lui aussi un malheur au box-office local, sans doute. Le film est génial. C'est à la fois un film de monstre, un mélo familial, une fable urbaine, une comédie burlesque, une rêverie en apesanteur, un brûlot politique. Tout ce qu'il touche, BJH le réussit, simultanément même : qui pourrait se permettre, dans les cinq dernières minutes d'un film, alors qu'on est en plein affrontement final, une poignée de plans où se chevauchent un énorme gag digne d'un slapstick, l'image poing levé d'un lanceur de cocktail molotov, un bouleversant psychodrame fraternel et la conclusion narrative du récit ? On disait le cinéma asiatique en nette baisse de forme cette année (un seul film japonais toutes sections confondues, c'est du jamais vu), mais il n'y a que les Coréens ou les Japonais pour enfanter des œuvres aussi mutantes que celle-ci. Il faut aussi des producteurs qui ont du ventre, car un scénario tel que celui de The Host, on l'imagine mal passer au CNC ou entre les mailles des studios hollywoodiens.
Le film s'ouvre en 2000, dans la morgue d'une base militaire américaine en Corée. Un médecin américain ordonne à son auxiliaire coréen de balancer dans l'évier, donc dans la rivière Han, des bouteilles de produits toxiques. 2002 : des pêcheurs attrapent puis relâchent une bestiole informe, une sorte de têtard à trois queues. 2006 : un gigantesque monstre amphibie surgit de la rivière et bouffe tout le monde. On est à peu près à 10 minutes de métrage et déjà le film est parti dans tous les sens, car sur l'action, sur la peur, sur le rire, sur la famille, sur la politique, sur le mélo, sur le grotesque, sur l'imaginaire, Bong Joon-ho est impérial et complètement inattendu. La créature furieuse emporte une fillette dans son antre en guise de provision, tandis que la rumeur parle d'un mystérieux virus et que les Américains, décrétant la Corée incapable de gérer la crise, prennent les choses en main. La famille de la fillette - son père pas très malin, son grand-père propriétaire d'un snack, son oncle jeune diplômé chômeur et sa tante championne de tir à l'arc - défient les autorités et partent à sa recherche. Le monstre est à la fois une métaphore dégénérée (de l'Amérique ou de la Corée, comme on veut) et un pur objet fantastique qui dérègle autour de lui les lois de la gravitations et ouvre sur une poésie de la suspension et de la pesanteur. Et puis toujours ces visions venues d'ailleurs (tandis que la famille fait une pause déjeuner, la petite fille apparaît comme par enchantement et tous la nourrissent comme si de rien n'était - n°1 du top des meilleures scènes de Cannes 2006) et ces gags hilarants sortis de nulle part qui s'accouplent à l'action sans jamais la ridiculiser. D'une inventivité de tous les instants, le film est rapide et tenu jusqu'en ses saillies les plus surréalistes, tout en ménageant une émotion et une puissance romanesque d'une intense pureté. The Host est à l'image du monstre, une sorte de Godzilla redessiné par Lovecraft, Alien + 3 ou 4 Spielberg concentrés en deux heures, la comédie la plus drôle de l'année, une œuvre aberrante et sublime, d'une richesse inouïe. On s'en tient là pour l'instant, nul doute que la sortie en salles du film (non datée pour le moment) nous donnera l'occasion d'y revenir plus précisément." (J-P Tessé, Chronic'Art, les Cahiers du Cinema).
Ca fait plaisir de lire des choses un peu plus passionnées que le mou consensuel d'un Volver ou le n'importnawak d'un Southland Tales. Mais bon évidemment, the Host ne fait pas partie de la compétition... Le festival de Cannes n'est pas prévu pour regarder des films .. fantastiques...coréens...avec aucune star connue !
00:23 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
04.05.2006
Remake hollywoodien (1)
J'en avais déjà parlé dans un article à l'occasion des sorties cinéma de l'année 2006. Mais vu que la bande-annonce est disponible sur internet... Je veux parler du remake de l'excellent film coréen "Il Mare" avec la sublime Jeon Ji-hyeon, sorti il y a déjà 6 ans (pfiou, le temps passe vite!). 
C'est une belle histoire d'amour qui commence grâce à une boîte aux lettres qui permet un dialogue avec l'ancien propriétaire d'une maison sur le lac. Le film coréen reposait surtout sur la qualité de la photographie et de ses interprètes, parvenant à dégager une atmosphère douce, mélancolique et romantique (cf l'affiche du film).
le trailer de l'époque mettait l'acent sur le drame, avec des scènes filmées pour l'occasion. Mais pour mieux comprendre le film regardez ce clip (et arrêtez vous aux 2/3 pour ne pas voir le tournant du film). Superbe clip avec la musique et la voix originale.
La critique de SanchoAsia ne fait pas dans le spoiler, vous pouvez la lire sans craintes.
Evidemment le film pêche par son manque de rythme, mais pour peu que vous vous laissiez bercer par l'ambiance, vous ne regretterez pas le visionnage de ce film, malheureusement disponible qu'en import.
Evidemment les américains ont sauté sur ce petit bijou (comme tant d'autres), pour en faire un remake... avec les deux protagonistes de Speed (Keanu Reeves et Sandra Bullock). Et forcément, le ton du film n'est plus du tout le même, en tout cas d'après ce qui se dégage de la bande-annonce de The Lake House (prévu en juin aux USA et le 26 Juillet chez nous sous le titre mensonger "entre deux rives" - je cherche toujours le rapport).
Exit le ton mélancolique, place à une bande son avec groupe de rock, et la photographie n'a plus rien de romantique : on ne montre plus que les protagonistes, ce qui est d'ailleurs visible sur l'affiche.
Pire que tout, la bande annonce prétend que le film a été écrit par le très récompensé David Auburn. Il a du beaucoup bosser dessus. Il faudra faire un arrêt sur image pour distinguer à la fin "based on the movie "Il Mare". Y en a qui manquent pas de culot, au moins !
Malgré tout, j'attends ce film, j'ai toujours beaucoup aimé Sandra Bullock, et puis peut-être qu'il se dégagera tout de même une certaine alchimie, à défaut d'ambiance romantique...
Enfin l'objet de cet article était quand même de montrer le processus de remake d'Hollywood qui vous vend un film comme s'il avait toujours été américain.
23:59 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
26.02.2006
Sad Movie
Sad Movie, c'est un film qui réunit une pléiade de grands acteurs coréens...dans un film qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'est pas triste. Sauf à la fin. Parce que sinon les gens crieraient "remboursez !". Peut-être pas aussi fabuleux que le casting, le film n'en reste pas moins un bon film, parsemé de moments tendres, naifs, mignons, et cruels. Mention spéciale à la muette romantique qui "drague" en costume de parcs d'attraction. Ou au personnage de Cha Tae-Hyeon ("My Sassy Girl") qui gagne de l'argent en servant de punching ball vivant.
Et pourquoi j'en parle, alors ? Tout simplement parce qu'une fois encore j'adore ses affiches. Il y a tellement de choses qui passent en un regard, surtout quand on pleure. Et photographier des larmes c'est pas si facile...
00:43 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, sad movie, cha tae-hyeon, corée, affiche, pleurs
20.02.2006
Before sunrise, Before sunset
Un américain et une française se rencontrent dans un train près de Vienne. S'en suit un dialogue ininterrompu entre Ethan Hawke (qui a bien grandi depuis le cercle des poètes disparus) et Julie Delpy. La caméra les suit pendant toute la soirée, à travers les décors de Vienne, leurs réflexions, leurs clins d'oeil, leur vision de la vie, leur alchimie ... et le film s'achève au petit matin à leur séparation.
Film désormais classique, Before Sunrise n'a pas connu un beau succès au box-office. Trop bavard, sans doute. Pourtant dans ce film il y a quelque chose de miraculeux, c'est sa vérité. Il n'y a rien de plus vrai qu'entre ces deux là, il n'y a rien de plus réel derrière une caméra. C'est ce qui rend l'histoire universelle, simple. L'histoire d'une rencontre, d'une connection. De toutes ces questions stupides qu'on pose, de toutes ces affirmations naives qu'on balance, de toutes ces blagues idiotes qu'on raconte, de tous ces regards qui trahissent ce que l'on veut cacher, de toute la pudeur que l'on camoufle, de tous les sentiments qu'on se refuse d'avouer.
Before Sunset, tourné 9 ans plus tard, reprend les mêmes acteurs, à Paris, cette fois. Si l'opus précédent était nocturne, il était aussi naif et optimiste. Before Sunset est tout l'inverse. L'opus est diurne, et nos deux héros sont plongés dans une vie qu'ils n'aiment pas. Leur façon de voir la vie n'a pas changé, ils ont juste muri, et fondamentalement rien d'extraordinaire ne leur est arrivé. Entre eux rien n'a changé non plus. La question est maintenant de savoir si dans les mots chacun pourra deviner la fin ou le début d'une autre histoire.
Les deux films constituent des petits moments de bonheur, classés cultes dans la catégorie film romantique, même si un peu surestimés à mon goût. A dévorer sans boîte de mouchoirs, sans popcorn, et sans téléphone pour pas casser l'ambiance.
Bande annonce Before sunset : ici
22:37 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, before sunset, before sunrise
13.02.2006
Turn left, turn right

Deux routes parallèles peuvent-elles se croiser ?
J'avoue, je reste quelqu'un de profondément naif envers les histoires d'amour au cinéma. Pour peu qu'on touche la bonne corde, je peux savourer un film qui serait aisément critiqué par n'importe quel journaliste aigri prompt à s'exclamer : mais mon bon monsieur, on veut du sexe, pas de l'amour. Et le destin, me direz vous ? On le remplace par une scène de rencontre où chacun se sourit, et hop, emballé c'est pesé. On s'engueule, on s'insulte, on se frappe, on se trompe, on se pardonne, bref le va-et-vient habituel, quoi.
Mais moi le destin ça me parle, ou plutôt ça me fascine. C'est peut-être un concept mélo, naif, niais, idiot pour beaucoup de gens, mais j'aime ça. J'ai rarement vu des films qui poussent ce concept au maximum. Vous avez "Nuits blanches à Seattle", où Meg Ryan et Tom Hanks sont destinés l'un à l'autre et ne se rencontrent qu'à la dernière minute du film...et vous avez "Turn left, turn right", où Gigi Leung et Takeshi Kaneshiro ne cessent de se croiser et de se recroiser sans jamais pouvoir se voir.
Gigi Leung incarne une traductrice romantique incomprise par ses patrons, et Takeshi Kaneshiro incarne un violoniste incompris. Ils habitent l'un à côté de l'autre sans le savoir, vont aux mêmes endroits, utilisent les mêmes phrases, et finissent par se croiser le temps d'un après midi. (Le temps de se rendre compte que chacun a craqué sur l'autre lors d'un voyage scolaire il y a de cela 13 ans : mais un numéro de téléphone ça se perd). Ils ne savent pas leur nom, juste leur numéro scolaire de l'époque : 784533 et 763092.
C'est là que le destin va jouer avec le coeur des deux héros. Par la faute de la pluie, les numéros de téléphone échangés s'effacent, et il leur est donc impossible de se revoir. Pourtant ils ne cessent de se croiser, et leurs connaissances se rencontrent et se lient... Le concept est exploité au maximum, et quand je dis au maximum c'est vraiment au maximum : tout le film se base là dessus. Mais alors qu'on pourrait trouver ça lourd et prévisible, le film n'est pas dénué d'humour, et pour chaque rencontre impossible, c'est une nouvelle trouvaille. Ca n'arrête pas !
Bref, de quoi passer un excellent moment, à la fois parce que le film s'amuse de son concept et parce que le film est aussi très tendre et émouvant, sans tomber dans la guimauve.
Vous pouvez trouver ce film en Zone 3 (sous-titres anglais) sur Yesasia, par exemple. Un peu tard pour la Saint Valentin, je sais ;)
19:59 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, turn left turn right, johnnie to, gigi leung, takeshi kaneshiro
01.01.2006
Windows Vista empêchera de lire des dvds d'autres zones
J'aurai mieux fait de ne pas lire cette nouvelle ici
Windows Vista refusera de faire tourner des vieux lecteurs dvds qui peuvent être zone free. Autrement dit, cette restriction participera à l'effort de guerre supplémentaire visant à rendre le consommateur complètement dépendant de sa zone. Avec Vista, il apparaît donc évident que les dvds de zones extérieures ne seront plus lisibles.
A force de bloquer le consommateur au lieu de l'ouvrir au monde, les majors ne réalisent toujours pas ce qu'entrainent de telles frustrations. Ils avaient des gens disciplinés, prêts à acquérir des dvds d'autres régions, impossibles à obtenir autrement. Ils vont les transformer en pirates. Si on ne peut plus lire de dvds hors zone 2 (complètement aberrant à l'heure où le consommateur est aussi un voyageur), le seul recours pour assouvir sa passion restera le piratage. Elle est pas belle la vie ? Votre accès à la la culture dépend désormais de l'endroit où vous vivez. Internet reste le seul outil de liberté face à cette menace.
Alors dans le même temps j'entends arriver le Blue-Ray et ses protections tellement nombreuses qu'elles limitent le produit au final. On essaye de refourguer la HD en clamant haut et fort la compatibilité avec le DVD. Ce qu'on oublie de dire, évidemment, c'est que votre lecteur blue-ray et dvd acheté à prix d'or sera bien entendu zoné, et hyper protégé.
21:07 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Vista, Bluray, DVD, zone, piratage, HD
22.12.2005
Cinéma 2006
Les sorties à surveiller :
Janvier
- Godnight and good luck : le maccarthysme selon George Clooney
- Lord of war : la vie d'un traficant d'armes, avec Nicolas Cage
- La rumeur court : La nouvelle comédie de Rob Reiner, avec Jennifer Aniston
- Orgueil et préjugés : la romance british avec Keyra Knightley
- Le secret de Borkeback Mountain : le Lion d'Or d'Ang Lee
- Munich : le terrorisme aux jeux olympiques, selon Steven Spielberg
Février
- Les bronzés 3 : pour voir si le miracle peut avoir lieu
- Nouvelle Cuisine : film fantastique HK sur la recherche de la jeunesse éternelle
- Faux amis : la nouvelle comédie noire d'Harold Ramis (Groundhog day)
- Date movie : une affiche originale (mouchoirs) et Alyson Hannigan au générique. Peut-être une bonne surprise dans le rayon parodies ?
- Walk The Line : la vie de Johnny Cash, avec Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon
Mars
- Reefer Madness : la comédie musicale déjà culte, avec Kristen Bell (Veronica Mars) et Neve Campbell
- Mémoires d'une geisha : photographie exceptionnelle, et cast époustouflant : Zhang ziyi, Michelle Yeoh et Gong Li
- La panthère rose : le remake tentant de ressusciter Clouseau
- Dérapage : un thriller tordu avec Jennifer Aniston et Vincent Cassel
- Wu Ji, la légende des cavaliers du vent : le carton du box office chinois
- Basic Instinct 2 : la revanche de Sharon Stone
Avril
- 16 blocks : Richard Donner, Bruce Willis. Voilà de quoi être alleché.
- l'âge de glace 2 : ai-je vraiment besoin de dire pourquoi ?
- April Snow : un drame coréen qui mérite le coup d'oeil.
- Horribilis (titre VO Slither) : bon film gore avec Nathan Fillion (Firefly)
- The Fog : le remarke du classique de Carpenter. (Pourquoi Tom Welling, pourquoiiii ???)
- Asterix et les vikings
- Les brigades du tigre : enfin l'adaptation de la série ! Clovis Cornillac devrait nous épater
- Rent : la comédie musicale
- OSS 117 : le remake avec Brice de Nice. On s'attend à tout.
- V for Vendetta : film de SF sur la résistance au totalitarisme avec Natalie Portman.
- Silent Hill : Christophe Gans plonge dans les entrailles du jeu vidéo
- Tideland : le retour de Terry Giliam
- The Sentinel : thriller basique mais cast alléchant (Douglas, Sutherland, Longoria)
Mai
- The Lake House : Remake américain du cultissime film coréen "Il Mare" , romance fantastique. Avec Keanu Reeves et Sandra Bullock, en plus !
- MI3 : JJ Abrams aux commandes
- A bittersweet life : l'excellent film d'action coréen
- The Da Vinci Code : Tom Hanks, Audrey Tautou, Ron Howard, best-seller. Enough said !
- X-Men 3 : Une suite qui fait peur.
Juin
- The Omen 666 : le remake de la malédiction.
- Cars : le nouveau Pixar
- A Scanner Darkly : Keanu Reeves, Winona Rider, Robert Downey Jr et Philip K Dick.
- Comme tout le monde : je me fous du scénario. il y a Caroline Dhavernas en rôle principal de ce film franco-belge !!!!
Juillet
- The break up : ou comment Jennifer Aniston survit à une rupture ( un rôle qui lui demande beaucoup d'imagination)
- Superman Returns : le blockbuster qui tache.
Aout
- super Ex-Girlfriend : Uma Thurman, super-héroine, tourmente son ex. (un film d'Ivan Reitman)
- DOA Dead Or Alive : adaptation du jeu vidéo. Un Charlie's Angels 3 ! (la BA est culte)
-Miami Vice : adapté de la série tv. Ouf, il y a Gong Li pour éviter le naufrage.
- Lady in the water : le prochain Shyamalan, avec Paul Giamatti, de l'excellent film Sideways.
Septembre
- Marie Antoinette : Sofia Coppola réinvente la reine sous les traits d'une Kirsten Dunst libertine (la BA est sublime)
Octobre
- World Trade Center : le 11 septembre selon Oliver Stone. Avec Nicolas Cage
Novembre
- Le labyrinthe de Pan : le tant attendu Guillermo del Toro.
- Casino Royale : le nouveau James Bond
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Si on regarde bien, il y a énormément de suites, remakes et adaptations d'autres univers (télé, jeu vidéo). Ca peut faire peur. Mais au final je suis sûr qu'on aura de bonnes surprises.
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Pour ma part j'attend toujours les dates des films suivants :
- Pretty Persuasion (Evan Rachel Wood)
- Down in the valley (Evan Rachel Wood)
- Running with cissors (Evan Rachel Wood)
- Southland Tales (Richard Kelly dirige Sarah Michelle Gellar et une tripotée de stars)
- Leningrad ( Mira Sorvino)
- Truth, Justice and the american way (Robin Tunney, Caroline Dhavernas)
- Sad Movie le nouveau chef d'oeuvre drama coréen
- Daisy, le nouveau film avec Jun Ji-hyun (My sassy girl, Il Mare, Windstruck)
Ou alors rêvons un peu, qu'ils sortent Git , the best romance ever produced. (Corée, 2005)
18:50 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
01.12.2005
Veronica Mars
She's smarter than me.
Oui je sais, parler du girl power maintenant, c'est un peu comme arriver à la fin de la séance au cinéma. Tout le monde le sait, la grande tendance télévisuelle c'est de montrer une jeune fille décomplexée qui fout la honte à ses camarades masculins. Sauf sur TF1, mais c'est normal, ne comptez pas sur moi pour vous raconter des épisodes de Julie Lescaut.
Je vais pas vous faire l'affront d'un historique des héroines post-féministes qui sont apparues à la télé US. Oh et puis, si, après tout si on peut plus frimer sur son blog, à quoi sert-il ? Comme j'ai pas non plus l'intention de faire une thèse, je me résumerai à ces dernières années : Buffy, Ally Mc Beal, Sex and the City, Alias, Dead Like Me, Wonderfalls, Tru Calling... (Vous aurez remarqué que j'ai sciemment omis d'en citer une bonne dizaine, dont Charmed. Si vous êtes sages vous aurez la réponse un jour). Bref de ce petit monde est née l'icone revendicatrice de la femme moderne : batailleuse, contradictoire, obstinée, grande gueule, et ... un peu fragile quand même, ouf ! Veronica Mars ne fait pas exception à cette grande lignée, à part le fait que ses ancètres ont surtout mis le muscle ou la sexualité en avant, comme si elles n'existaient qu'à travers le comportement masculin de base. Autre fait marquant, ces héroines sont pour la plupart désabusées par leur vie.
Il était temps qu'une héroine démontre ses capacités intellectuelles. Parce que bon, à part mettre du monde dans son lit et connaître l'intégralité des prises d'arts martiaux, hein... Voici donc venu le règne d'une nouvelle série générationnelle (au même titre que Buffy en son temps) : Veronica Mars (d'où le titre, pour ceux qui lisent en diagonale).
Veronica Mars est une série d'un petit network (UPN), créé par Rob Thomas. Contrairement à ce que laisse supposer les premiers épisodes ou le synopsis, on est bien loin d'un énième teen-show avec les affaires de coeur de lycéens. Veronica Mars est une lycéenne qui aide son papa ex-shérif reconverti détective privé. Ex-shérif, parce qu'il a fait l'erreur d'accuser soi-disant à tort Jack Kane du meurtre de sa fille Lily.
Veronica va tenter de savoir qui a tué sa meilleure amie, et ce, malgré les avertissements de son père. Veronica qui est devenue persona non grata dans le lycée depuis qu'elle a défendu son père et perdu sa mère (en fuite). En plus de ça, Veronica s'est fait violer sous GHB lors d'une soirée très arrosée, va apprendre de troublants secrets de famille, et résoudre des dizaines d'enquêtes grâce à son talent, ses capacités de déduction, son charme, et son sens innée de la répartie. En dire plus serait un crime, tant les mystères sont extrêmement bien ficelés, avec fausses pistes et révélations qui vous feront autant triturer les méninges que pousser des exclamations de plaisir. Les clins d'oeil et références à la pop culture abondent, la réalisation est très efficace voire même somptueuse par moment, avec une bande sonore idéale. Les acteurs sont tous impeccables, de l'héroine jouée par la craquante Kristen Bell jusqu'aux plus petits rôles pourtant casse pied à première vue. Mais là encore, ne vous y fiez pas, avec cette série vous irez de surprise en surprise... La série est extrêmement captivante, dense, et évite les intrigues à deux balles de la plupart des séries policières. Bien malin celui qui découvrira la vérité avant l'heure.
La série a été achetée par France 2, ce qui n'est pas bon signe quand on sait le sort qu'elle a réservé à Six feet under, les sopranos, gilmore girls, the oc/newport beach, etc... De fait la série accumule tant de jeux de mots que la regarder en VF fait perdre indéniablement tout son charme. Heureusement, si vous possédez un lecteur DVD dézonné (dans le cas contraire je vous incite fortement à en obtenir un) vous pouvez vous procurer l'intégrale de la première saison en Zone 1, avec des sous-titres français et image 16/9 d'excellente qualité en sus, ne vous privez pas du bonheur de voir la nouvelle série de cette génération. Joss Whedon (papa de Buffy) en est fan (il fera même de la figuration en saison 2), et ne se prive pas pour complimenter son auteur qu'il considère comme infiniment plus doué que lui. Si en plus vous savez que le retour de la série a été plébiscitée à plus de 80% face à une bonne dizaine d'autres séries acclamées par la critique, vous comprenez rapidement que vous êtes face à un phénomène qui n'arrive que très rarement à la télévision : celui de la confluence entre le vrai talent et la reconnaissance du public.
Oubliez Lost ou Desperate housewives largement surestimées, mettez vous à Veronica Mars, votre télé vous dira merci.
21:09 Publié dans séries tv | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
25.11.2005
Swing Girls
Il y a des films qui vous prennent au tripes, d'autres qui vous font passer un excellent moment, et d'autres qui vous donnent envie de prolonger le plaisir. Swing Girls (Japon, 2004) est de celui-là. Difficile de le caractériser : film musical, teen-comedie ? On est bien loin de Sister Act ou des Choristes, on est pas non plus dans la musique classique, on est dans le jazz.
Et quelle riche idée que de redonner aux jeunes l'envie du jazz, qui a une conotation ringarde alors que le jazz est probablement la forme d'expression la plus vivante. Le film est extrêmement bien réussi, parvenant à insuffler une joie de vivre, un punch qu'aucun autre film musical ne m'avait donné jusqu'à présent. Mais ne vous méprenez pas, ce n'est pas une comédie musicale, mais bien l'histoire de lycéennes qui pour éviter des cours de rattrapage ennuyeux vont rejoindre un big band. De là va naître leur passion pour la musique, et leur chemin sera jonché de gags et d'embuches, sans jamais perdre le spectateur pourtant rompu à ce genre de scénario simpliste. Le fait est qu'on s'amuse tout le long du film, qu'on vibre au son de la musique et qu'on trépigne des pieds. De plus le scénario ne se perd pas en romance inutile, préférant se focaliser sur l'expérience de quelques jeunes filles... Sachez que si le film respire la joie de vivre, c'est en grande partie grâce aux gags très bien trouvés et à l'enthousiasme communicatif des actrices. Pas étonnant que ce film fut le plus récompensé de l'année (meilleur film, meilleure bande son, meilleure actrice, meilleure réalisateur, meilleure photographie et meilleur scénario. Ca vous suffit ?)
Evidemment la BO est fabuleuse, avec des morceaux connus (armstrong, nat king cole...) extrêmement bien réarrangés pour rendre le tout plus moderne et plus punchy.
Le film n'est pour l'instant dispo qu'en import au japon, mais Jean-Pierre Dionnet a acheté les droits pour sa collection asian star. Je croise les doigts pour que ça vienne rapidement en France.
21:21 Publié dans ciné-dvd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma


