07.04.2008

Katie Melua : un concert inoubliable

Samedi 29 Mars

Après une journée mouvementée (déménagement, longs voyages en voiture, et en train), ma chérie et moi sommes parvenus à destination : le Colisée de Roubaix.

Déjà, premier choc : pas de fouille. C'était bien la peine de planquer l'appareil photo dans des endroits que la décence m'interdit de nommer. On comprendra plus tard, malheureusement, que la chasse aux photographes était un sport régional et qu'il valait mieux éviter. De toutes façons, les rares photos tentées ont été loupées, mais ce n'est pas grave.

La salle, à l'inverse des hôtesses, est très accueillante. On s'installe au 7è rang. Et le public du coin commence à venir. La ponctualité n'est pas leur point fort, et le suspense est à son comble. Va-t-on avoir des basketteurs devant nous ? Finalement on sera assez chanceux. Mais j'avoue avoir été énervé par le comportement de gens qui n'hésitent pas à venir s'installer dans les premiers rangs en plein milieu de la première partie du spectacle. Ok, ce n'était pas encore Katie, mais un peu de respect quand même. C'est pas facile de chanter devant des personnes qui ne sont pas venus vous voir, alors si en plus elles arrivent en retard... La pauvre Andrea Mc Ewann ! Ce n'était pas mauvais du tout, d'ailleurs, mais ça manquait de personnalité. En revanche ça a plu à ma voisine ^^

Et puis Katie arrive, et sans pause, chante 23 chansons d'affilée. Et là il n'y a pas de mots pour décrire tout ce que je ressens. C'est magique, tout simplement.    

J'étais un poil déçu du dernier album de Katie, mais en live, c'est tout autre chose. Au point de convertir - définitivement ? - ma chérie, c'est dire la prouesse !

Katie se déhanche, bouge sur scène, va vers ses musiciens, bref, ça change des dvds live que j'avais pu voir jusqu'à présent. Elle ne ferme pas trop les yeux, même si c'est assez rare de la voir regarder le public (LA grande critique de tous les spectales de Katie).

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Un autre bon point, c'est la mise en scène des chansons. Des panneaux avec des diodes permettent la diffusion de clips d'animation, permettent la mise en valeur du groupe. Une illustration ni excessive, ni ratée. Ca ajoute une dynamique visuelle qui manquait aux précédents spectacles. Ce ne sont pas des effets spéciaux à tout va, ça ne conviendrait pas au style de musique, mais ça permet de captiver l'audience de bout en bout.

 

Le groupe qui accompagne Katie est très talentueux. Mention spéciale au pianiste et au guitariste qui montrent ce que c'est que d'être "pro". C'est un mini orchestre, avec des insturments variés : piano, flûte, mandoline, orgue électronique, tam-tam, batterie, violon, violoncelle, guitare basse, guitare solo... Les chansons de Katie sont encore plus belles, elles prennent de l'ampleur. Certes l'orchestration était déjà très réussie au studio, mais le live ajoute une dimension festive. 

Katie essaye de parler en français "ça va ? ça va, ça va..." mais on sent bien l'obstacle de la langue, malheureusement. Elle parle donc en anglais, raconte des anecdotes sur sa Georgie natale, elle redouble d'efforts pour atteindre son public, qui lui, ne comprend rien à ce que baragouine Katie. Forcément, une blague en anglais sur la consommation d'escargots dans le nord de la France fait un bide... J'en ai eu de la peine pour elle Wink Je ne m'étonne donc plus du faible taux de pénétration de la VO dans les foyers équipés de DVD... Pourtant on est à quelques minutes de l'Angleterre... Ah, ces frenchies !

Le spectacle se termine, au total environ 2h40 de concert (première partie incluse). Katie nous gratifie d'une reprise inédite de Janis Joplin "Kosmic blues". Et c'est fini. Les gens se sont quand même levés, et ça fait plaisir. Le temps est passé trop vite, et déjà on voudrait y retourner. 

Les rumeurs sur le net faisant état de dédicaces de Katie après le concert, ma moitié m'a convaincu de vaincre ma timidité légendaire pour aller la voir. Une heure d'attente dans un froid relatif. Et la pauvre Andrea Mc Ewan qui sort devant les fans qui ne demandent même pas un autographe. Ah si, quelques uns se précipitent, et on voit son sourire revenir. Dur, dur, de passer derrière Katie, alors qu' on est soutenu par le même producteur.

Les vigiles et les gars du Colisée tentent de décourager les fans, un peu trop nombreux : "elle a dit qu'elle ne donnerait pas de dédicaces ce soir". Mouais. Heureusement, j'ai ma copine qui n'en tient pas compte et persiste. (Un énooooooorme merci, car son obstination a fini par payer. On passe deux par deux pour aller la voir.

 

Et là c'est le choc, elle est toute petite, toute timide, semble fragile comme tout la poupette ! (c'est fou comme une scène change une personne). Très gentille, elle nous dédicace nos tickets, et deux pochettes de cds, et on prend des photos, le tout en 25 secondes top chrono. On a toujours des regrets après ça (j'en vois qui auraient voulu lui faire la bise, personnellement je ne me voyais pas la toucher "physiquement", elle semblait très gênée et puis moi je suis super timide aussi alors...), c'est trop court pour réfléchir à ce qu'on veut dire, "wonderful show tonight, thank you"... pas très original tout ça. M'enfin ça fait un super souvenir, j'ai vu que Katie craquait sur le chapeau de ma chérie hihi Smiley).

Une soirée de rêve, de bonheur partagé. Avec de grands sourires qui illuminent encore nos visages.

( oui, je suis flouté, pour d'obscures raisons d'anonymat )

Merci ma chérie pour ce superbe cadeau !

  • crédits photos concert (Montpellier & Lyon, celles de Roubaix étant apparemment "copyrightées"): LTC du forum de Katie Melua, un grand merci à lui, et à Philippe
  • crédits photos Katie et moi : ma chérie, un gros bisou pour elle :)

10.01.2006

L'elitisme en musique classique et en blues/jazz

Souvenez-vous, il y a quelques années, l'arrivée de chanteurs d'opéra à la télévision attirait déjà les critiques acerbes de personnes qui se croyaient menacés par le peuple. Pavarotti osait fréquenter Bono, Andrea Bocelli faisait frissonner la terre entière, et le comble arriva lorsqu'André Rieu reprit les plus grands airs du classique à sa sauce.

Sacrilège, hurlait-on, pendant que tout le monde s'étonnait des performances de vente.

Nous sommes aujourd'hui à un tournant, les majors l'ont compris, il est temps de transformer de jeunes prodiges en stars. La nouvelle génération d'artistes arrive. Pour ma part, je n'ai que faire des mélomanes pseudo-avertis même s'il ne faut pas rester naifs devant l'orientation des majors ;)

Josh Groban tout d'abord, qui possède son noyau de fans, délivre de sublimes interprétations : You're still you, to where you are, gira con me, broken vow, you raise me up. Le protégé de David Foster fait parti de ces artistes qui ont un charisme envoutant sur scène. Le visionnage du dvd "Josh Groban in concert" devrait achever de vous convaincre. Cet homme d'apparence fragile est capable de vous faire frissonner pendant les 105 minutes que durent le spectacle.

Josh reste relativement méconnu en France, sauf pour les fans de la série Ally Mc Beal où il est apparu par deux fois. Néammoins, on trouve assez facilement sa musique. N'hésitez pas !

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Charlotte Church a pour elle un parcours incroyable. Elle aura seulement 20 en février et déjà 6 albums à son actif. A 12 ans elle créait la sensation avec son premier album "Voice of an angel" qui s'est évidemment vendu à un nombre astronomique. Critiquée par les puristes, elle vivra sa crise d'adolescence (les tabloids se l'arracheront) et elle abandonnera toutes ses racines lyriques. Son dernier album "Tissues and issues" en est la preuve. En pleine expérimentation, la prodige s'est transformée en chanteuse pop qui manage très bien son image. De son ancienne époque lyrique, je retiendrai principalement "dream a dream".

A mon avis, un bien beau gâchis, un peu comme ce qu'est devenu Mariah Carey...

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Hayley Westenra est quant à elle totalement inconnue en France. Encore un choix de distribution des majors plus que contestable. Cette jeune nouvelle-zélandaise a pourtant tout pour s'imposer. Son premier album à 15 ans, "Pure", est l'album le plus vendu de tous les temps dans son pays d'origine (N°1 18 semaines et 12 fois platine). 3 ans plus tard, elle sort Odyssey, une autre merveille ("never saw blue" est un "instant classic", et les autres titres ne sont pas en reste). Elle est la plus jeune ambassadrice de l'Unicef et s'est déjà produite devant la reine d'Angleterre, Bush et Blair. Clairement, elle fait parti de ces artistes qui nous font tomber amoureux de leur talent. Je n'avais pas ressenti un tel choc depuis longtemps. A quand une sortie en France ?

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Norah Jones, en deux albums, est déjà une star interplanétaire. Accusée d'avoir été créee de toutes pièces, elle est aussi régulièrement l'objet de sévères critiques de la part de puristes. Mais comment ne pas succomber à sa voix sur "Turn me on" ? Comment ne pas frissonner sur "Come away with me" , "Don't know why" ou "Nightingale" ? Comment ne pas trépigner sur "In the morning" ?

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Katie Melua. En passe de devenir ma chanteuse préférée, si ce n'est déjà fait. Née en Georgie avant d'arriver sur le sol irlandais à 8 ans, cette magnifique jeune femme (rhaaa lovely) est celle qui a le plus vendu de disques en Grande Bretagne en 2004. Rien que ça. Son ton absolument unique lui permet de chanter du jazz et du blues avec une facilité déconcertante. Reine de l'émotion, elle donne cependant l'image de quelqu'un de très discret. Faire la liste de ses plus grandes chansons relève de l'impossible, et pourtant elle n'a que deux albums et un superbe double-DVD (DVD musical le plus vendu) : "on the road again". Un achat indispensable pour qui veut frissonner de bonheur. Comme dirait l'autre : "that's what i call music".