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06.07.2008
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?

Ca faisait un long moment que je ne m'étais plus rendu sur le blog, et j'ai toujours honte de constater à quel point je l'ai délaissé.
Pour les rares lecteurs qui viennent encore, et qui doivent se compter sur les doigts d'une main, voici donc où j'en suis.
La MAUVAISE NOUVELLE, d'abord.
Toujours pas de job, même quand vous correspondez à 2000 % au profil, tout ça à cause du copinage, pour ne pas dire "mafia". Je n'ai pas digéré cette nouvelle blessure, même si j'ai essayé de laisser passer quelques jours pour ne pas paraître trop amer. Ce poste constituait une des mes rares chances de combiner mes compétences, ma passion, mon ambition, sans compter sa proximité géographique !
Je suis également vexé, touché dans mon amour propre, de n'avoir même pas obtenu un entretien. 15 ans d'études qui font le tour de la question, bientôt 4 diplômes de niveau 1, des travaux dans les domaines requis, un contexte culturel et professionnel qui me permet d'avoir une vision quasiment exhaustive des problèmes, en dehors de toute idéologie ou corporatisme... Et personne pour me donner la moindre chance, où que j'aille.
Je suis traité comme un alien dans un sytème corrompu jusqu'à la moelle. Je ne correspond pas à ces critères, parce que j'ai voulu jouer selon les règles du jeu.
J'y ai cru, à ce discours qui poussait aux études, parce que c'était soi-disant la seule manière de s'en sortir. J'y ai sacrifié toute ma jeunesse. Et il ne se passe pas une nuit sans que je ne pense à tout ce que j'ai loupé. Tout ça pour avoir des feuilles de papier à empiler.
Mais le système ne récompense pas le labeur de l'étudiant, le système s'enferme dans ses cercles, ses privilèges, ses contacts, ses amis, sa "famille", ses idées, son corporatisme. Si vous avez le malheur d'avoir plusieurs étiquettes, on ne peut plus vous cataloguer, vous êtes inquiétant, vous ne pouvez donc être candidat à un poste "basique". Si vous avez le malheur de paraître jeune, vous n'êtes pas fait pour avoir de lourdes responsabilités...J'ai entendu il y a quelques jours : "attendez 40 ans !". Et moi je fais quoi pendant ce temps ?
Toutes ces années constituent un vrai travail de sape du moral, où à la tristesse se conjugue la honte, la honte de ne pas réussir alors que tout le monde réussit autour de vous. La honte alors que je devrais être fier de moi, de mes compétences, de mes qualités humaines...
Je pousse un cri de révolte, un cri de détresse. Donnez moi UNE chance de prouver ce dont je suis capable.
Donnez moi UNE chance, parce que désormais je ne suis plus seul, et que je dois rendre heureuse celle que j'aime plus que tout.
Ca c'est ma BONNE NOUVELLE, où devrais je dire l'EXTRAORDINAIRE NOUVELLE.
Ma bien aimée vient me rejoindre pour vivre auprès de moi. Oui, vous avez bien lu !
Après 2 ans de week ends de temps à autre, de longs et coûteux trajets entre la capitale française et la capitale européenne, de jours, d'heures, de minutes comptées et décomptées, de douloureuses séparations sur les quais, de rêves inaccessibles de rapprochement.
Après tant d'amour accumulé, tant de mots dits et non-dits, tant de moments de bonheur écourtés, tant de choses que notre couple aura traversé.
Enfin.
Comment ne pas éclater en sanglots quand on vous annonce que c'est fini, ça y est, ce coup-ci elle peut venir, et qu'en plus c'est pas dans le département voisin, mais bien chez vous... L'annonce nous est parvenue le jour de nos 2 ans de retrouvailles, si ça c'est pas un signe !
Imaginez donc, nous allons enfin pouvoir vivre comme un couple "ordinaire" (bien que ma bien aimée soit extra-ordinaire !). Mes prières ont été exaucées, et je sais qu'auprès d'elle je serai heureux, parce que ce que je suis, je le lui dois, elle a été là pour moi à tous les moments, m'a montré tout ce qu'il y a de plus beau dans la vie. Je l'aime à l'infini, et j'espère pouvoir lui rendre tout ce qu'elle me donne, et ce, au quotidien, dès septembre.
Pour moi c'est donc une nouvelle vie qui commence, avec l'immense joie d'aimer et d'être aimé, comme j'en rêvais depuis toujours.
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C'est fou comme le pire et le meilleur peuvent se cotoyer en quelques jours.
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