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17.03.2008

Oui, je sais

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Il est grand temps de remplir à nouveau ce blog un peu en perdition. Moi qui passait tant de temps à écrire, et qui adorait ça, me voilà en quête de matière... et de temps. Oh bien sûr l'excuse du temps, je vous l'ai déjà servie, et je serai de mauvaise foi si je la réutilisais aujourd'hui. Mais les circonstances ont changé. La matière... Quelle matière ? Que pourrai-je donc dire qui ne sois pas futile ?

J'ai trouvé ce que je voulais, j'ai mon but, mes rêves, et au fond j'ai toujours quelques regrets, parce que je sais que je n'arriverai pas à tout faire dans cette vie. Je me suis égaré trop longtemps. J'aurai pu être écrivain au lieu de me lancer dans des études scientifiques, j'aurai pu continuer à jouer du piano au lieu de m'arrêter au bout de 8 ans, j'aurai pu voyager au lieu de continuer à me nourrir l'esprit, à essayer d'assouvir une soif infinie pour tant de choses à la fois si intéressantes et si inutiles. J'ai choisi de persévérer, parce que la roue devait finir par tourner, et que j'allais forcément, à un moment où à un autre, récupérer ce que j'ai perdu. Un doux mensonge que je me suis appliqué consciencieusement pendant plus de 10 ans, entre crises de larmes et besoin de reconnaissance.

Et pourtant même si j'en ai bavé, je suis content d'avoir eu ce chemin. Pour une raison. Je ne l'aurai jamais rencontrée sinon. Oui, je sais. Je connais enfin ce sentiment de certitude. On dit souvent que la vie se construit. Moi j'ai trouvé mes fondations, avec qui je suis en équilibre. Quand je suis avec elle, tout s'efface, tous ces remords, tout ce vide qui me dévorait l'intérieur, toute cette angoisse d'une vie inachevée. Pour autant, je n'ai pas renoncé  à remplir au mieux les années qui me restent. Je veux continuer à donner autant d'amour que possible à celle qui m'en donne tant. Je veux voir dans les yeux d'un petit bout de chou tout ce qui manque à ce monde si froid. Rendre heureux, le secret du bonheur ?

J'ai toujours eu soif d'amour, alors que je sais que je n'en ai pas manqué dans ma famille. Mais la solitude était ailleurs, et trop longue. Ca explique peut-être pourquoi j'ai toujours peur de la perdre.

J'ai toujours eu besoin qu'on me dise que ma vie sert à quelque chose. Et pourtant je n'ai pas l'ambition des surpuissants, et encore moins la grosse tête. C'est juste ma quête à moi, peut-être la peur de la mort aussi. Sûrement, même. Cette quête, je pense l'avoir achevée en la rencontrant. Reste à l'inscrire dans des registres de mairie, et que l'éternité nous enlace.

Et j'ai toujours envie d'accomplir des choses, oh rien d'extraordinaire, juste de voir ce que tant d'autres ont vu. Je veux partager tout ça avec mon autre moitié. Au fond je suis peut-être naif, sentimental, et trop facilement émerveillé par certaines choses de la vie, mais c'est ainsi que je suis heureux.