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04.02.2007

Series : bilan mi-parcours

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A mi-parcours, l'usure se fait davantage ressentir. Ainsi j'ai abandonné Men in trees (prévisible et lassant), et Studio 60 on the sunset strip. Mais pourquoi donc S60OTSS ? Passé l'effet "découverte des coulisse"s, la série a tenté de remonter l'audience par une soaperisation de très mauvais goût. J'ai en effet toujours beaucoup de mal à voir le coup de foudre entre les acteurs qui jouent des personnages complètement opposés. Pire, derrière leurs bavardages, leurs personnalités ne sont pas creusées. Un peu comme si les personnages existaient davantage pour leur profil de carrière. Ajoutez à cela une vanité sans bornes que mon ex-archnemesis de perdusa a fort logiquement pointé du doigt. La perle de la télévision - qu'ils représentent - produit des sketchs médiocres. Et puis bon pour faire passer leur message contre la censure, l'exemple trouvé est limite parodique : un soldat qui échappe à une rocket lance un horrible "fuck" devant les caméras. Mais le pire, ce qui m'a fait vraiment décrocher, c'est le rythme de la série. Non il ne suffit pas de travailler les dialogues pour faire une série, il faut un scénario !

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Au rayons déceptions, la première des séries qui me vient à l'esprit est la 3è saison de Battlestar Galactica. Passés premiers épisodes très ambitieux, les scénaristes ont franchi la ligne. Alors que la série arrivait jusqu'à présent à équlibrer l'aspect politique/action/soap, voilà que l'on nous inflige un triangle amoureux soporifique, lourd, arrivant même à vous faire détester les personnages. Et puis exit les rebondissements spectaculaires, place aux remakes de situations. L'aspect politique est également décevant, la survie de l'humanité ne fait plus l'objet de débats bien/mal, on passe directement à la torture, aux executions sans l'once d'un regret. Il en résulte un show qui arrive encore à sauvegarder les apparences notamment grâce à Gaius Baltar et une réalisation toujours splendide. Mais on reste loin des prodigieuses saisons 1 et 2.

Lost saison 3 n'est pas mieux. Peinant à se renouveler, elle finit par devenir soporifique. M'enfin on finit toujours par revenir avec l'espoir d'en savoir plus.

How i met your mother (saison 2) sombre définitivement dans la médiocrité. L'aspect romance est peu à peu écarté, et même Barney devient lassant. A force de l'utiliser pour remonter le niveau de la série, voilà qu'il m'est devenu presque insupportable. 

Je passe rapidement sur Big Day qui narre heure par heure le mariage d'un jeune couple, et tous les désastres qui surviennent régulièrement. C'est sympathique (surtout si on aime Marla Sokoloff), mais admettons le, c'est très loin d'être une sitcom immanquable.

La saison 6 de Scrubs n'est pas folichonne pour le moment, même si l'épisode comédie musicale est un petit bijou. Les personnages peinent à se renouveller, et seuls quelques rêves loufoques arrivent encore à me dérider. Scrubs peut faire mieux, j'en suis sûr ! 

My name is Earl (saison 2) est très inconstant. Autant certains épisodes sont très légers, autant d'autres sont carrément dantesques (l'épisode présentant tour à tour les héros de la série est une petite perle d'humour). Au final, ça correspond parfaitement à la fin de la première saison. La série frôle le culte. Rhaaa, on y était presque !

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Veronica Mars, après des débuts angoissants, a retrouvé la pêche à mi-parcours de sa saison 3. Il était temps ! Désormais la verve de Veronica fait à nouveau mouche, les shippers s'en donnent à coeur joie, et les intrigues sont un peu mieux ficelées. Allez Veronica, continue comme ça !

Gilmore Girls saison 7, c'est une succession de hauts (rarement) et de bas (très fréquents). Malheureusement la série n'arrive plus à se renouveler, et nous impose quelques storylines de bien piètres qualité (autant chez Rory que chez Lorelei). Bon ok Logan est moins insupportable (normal, on le voit rarement), bon ok ils ont réussi à moins exposer Luke, mais je n'y peux rien, il manque toujours de l'alchimie dans les couples, il manque le grain de folie des premières saisons. A force de rebondissements, les personnages sont usés j'ai du mal à les reconnaître.

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Ugly Betty commence à s'essoufler également. La galerie de personnages est pourtant toujours aussi éclatante, mais là aussi un travail sur les scripts ne serait pas de refus. Toujours prévisible, la série s'appuye sur son côté décalé pour obtenir l'adhésion du public. Ca marche la plupart du temps, mais je redoute la fin de saison. La série en est déjà à accumuler les guests (Salma Hayek, Rebecca Romjin, bientôt Lucy Liu et Jerry O'Connell). Néammoins, jamais on ne s'ennuie pendant un épisode, le rythme est là et on passe un bon moment, c'est l'essentiel.

A part quelques réserves sur de très courtes scènes, Dexter a réussi à m'emballer. Showtime a encore frappé fort. J'attends avec impatience la seconde saison. Une très bonne ambiance, une très bonne réalisation, d'excellents acteurs, un script qui sait ménager son téléspectateur. Bref, du tout bon ! Il y a bien une vie après Six Feet Under pour  Michael C.Hall. 

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The Class est ma sitcom de la saison, un coup de coeur que je n'avais pas eu depuis longtemps. Pourtant pas dénuée de défauts, elle réussit à accrocher le téléspectateur un peu comme le faisait Friends à son époque (Merci Crane !). Des personnages caricaturaux mais attachants, avec romances difficiles. C'est parfois même très très drôle, et c'est vraiment dommage que la chaîne ne lui donne pas davantage de publicité.

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Mon coup de coeur côté drama continue à être What about Brian. Oui, je sais j'ai toujours tendance à compaer à Once and Again dès que les scénaristes s'attachent plus à démonter les rouages du quotidien pour exposer les personnages. Pourtant la série est différente : elle réussit l'amalgame parfait entre la série sentimentale, la série pour trentenaire, et le drama soap. Elle touche au plus profond du coeur en dépeignant des personnages qui ont une vraie personnalité, une âme, et qui vivent des histoires amoureuses. Le coeur, c'est vraiment le sujet de la série. Extrêmement bien écrite et interprétée, elle ne souffre d'aucun défaut de rythme. Enjouée, irrésistiblement charmante, drôle, émouvante sans tomber dans le pathos,... je continue où vous êtes déjà en train de la chercher ?

Au rayon testostérone, Prison Break continue sur sa lancée. Même si les tous derniers épisodes sont un peu en dessous de son niveau habituel, la série accumule les rebondissements, tenant en haleine de la première à la dernière minute. Ses personnages sont toujours aussi bien ciselés, des vrais gueules comme on en avait plus depuis un bon paquet de temps. Oh bien sûr, les incohérences et les artifices scénaristiques ne manquent pas (certains cliffhangers se foutent ouvertement du téléspectateur), mais la série reste numero un pour tous les fans de complot, et d'action.  (pour les fans du même genre mais au second degré il y a l'hilarante saison 6 de 24 qui continue de faire exploser les bombes nucléaires sans irradier Bauer, et qui veut toujours se la jouer politiquement correcte sur des thèmes raciaux qu'elle exploite sans vergogne. Abusé !)

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Autre série, pour les hommes, ou plutôt les surhommes : Heroes. Mis à part un ou deux épisodes un poil en dessous niveau rythme, la série mêle avec habileté découverte, énigme, sans trop en faire sur les relations entre personnages. On est là pour les pouvoirs, pas pour des histoires d'amour, et ça fonctionne très bien. La série exploite le filon : on peut trouver sur le web des comics qui racontent ce qui se passe entre les épisodes, et des infos sont cachées sur le site primatech. Bref, j'ai jamais été fan de comic, mais Heroes sait titiller l'imagination et se place d'emblée comme la révélation de cette saison.

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Au niveau valeurs sûres, Grey's anatomy continue d'être drôle et émouvante. Et si on veut bien faire abstraction des potins et scandales qui entourent la série, on prend toujours un très grand plaisir à visiter l'hopital de Seattle. Mais si Ellen pouvait manger un peu, ça serait mieux. 

House s'use un peu. Bien que la série reste toujours un petit bijou d'écriture, elle reste un peu trop dans sa formule. Déjà l'année passée on espérait un changement au niveau des personnages ! Cette saison, on espère une structure plus souple dans la narration. On a cependant eu droit à un très bon arc "policier", et le dernier épisode était pour le moins original, ne se contentant pas seulement de faire bouger la narration, mais également de modifier l'essence même de la série : un épisode sans énigme médicale, qui plus est axé psychologie ! Bref, House n'en est plus au stade "je veux voir la suite", mais une fois un épisode lancé, ça reste du pur bonheur.

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Enfin, je terminerai avec la petite surprise de cette année : la saison 4 de The Oc renoue avec ses téléspectateurs. Trop tard, vu qu'elle est annulée et qu'il ne reste que 3 épisodes. Trop tard, car je vais la regretter. Et vu les décevantes saisons 2 (et dans une moinde mesure saison 3) je n'aurai pas cru dire ça un jour. Oui la série a retrouvé toute sa fraicheur, son humour, et ses situations soap. Plus de tête-à-claques, plus de personnages irritants, plus de triangle amoureux à deux balles, juste du fun immédiat et un charme quasi juvénile (mention spéciale à 3 "nouvelles" têtes). Alors on se rend compte qu'on les a aimé ces personnages, et on est triste de devoir leur dire adieu. Snif !